La Patrie et la citoyenneté dans la Sharia'

Commencé par : Ali al-Sallabi

L’état arabe et islamique a témoigné comme le reste du monde des stations de transformation et d’évolution très rapide, conduisant à une influence sur certaines valeurs, croyances et principes, coutumes et traditions. Egalement ceci inclus aussi certains aspects de la vie sociale, culturelle, cognitive, économique et politique  ce qui a influencé la stabilité et la cohésion et donc a entrainé dans certaines directions des modes de pensées menaçant les valeurs, les coutumes, le patrimoine et l’identité nationale ainsi que l’héritage sociale. Ce qui a abouti à une émergence de nouvelles valeurs qui ne sont compatibles avec le comportement et la nature de nos sociétés, et ont par la suite affaiblis l’appartenance à la patrie, et ont travaillé à briser le patrimoine historique et social des peuples islamiques.

Ainsi, ces changements dissimulent sur les domaines de la vie publique de la communauté, et ceci requiert une action rapide de la part de l’état, en particulier dans le domaine de l’éducation et de ses institutions, et ceci par la préparation et l’apport  aux étudiants des connaissances scientifiques et un dressage pour la compréhension du patrimoine et la fierté de l’héritage historique, sociale, religieux et une bonne maitrise de langue, et les compétences de communication linguistiques  avec une ouverture sur d’autres cultures. Et ainsi, nous devons être en mesure d’interagir avec les besoins des communautés, et par ici, les pays arabes et islamiques devraient chercher à maintenir son identité tout en la considérant en tant que l’un des plus importants héritages religieux, sociaux et historiques, et dont elle est l’une des valeurs fondamentales et principales de la société, et à travers la plantation  et le développement du concept de la citoyenneté parmi les citoyens en leur préparant à être des citoyens responsables.(1)

*La citoyenneté lue par d’autres :

a- la citoyenneté au sens politique :

C’est un contrat social entre le citoyen et l’état à l’égard des pouvoirs législatifs, exécutifs, judiciaires  et administratives, ainsi la relation sera un partenariat entre les deux parties et d’une manière civilisée règlementée. Ceci signifie l’inscription de l’individu dans une entité particulière où il sera bien intégré par laquelle il sentira la tranquillité et sera fier de son identité, et en même temps préoccupé par ses problèmes et comprenant ses difficultés, et bien engagé à ses lois et valeurs, et en tenant compte du maintien de l’intérêt et richesse public, en ne le laissant jamais en temps de crise et d’adversité. [(2)]

Le concept moderne de la citoyenneté dépend de la convention collective en vigueur sur la base de la compréhension mutuelle afin de garantir les droits individuels et collectifs, ainsi la citoyenneté au fond est un sentiment affectueux , à travers l’attachement à la terre et aux autres membres de la communauté y habitant , qui est –dans ce sens - ne se contredit pas avec l'islam, parce que la citoyenneté est une relation entre des individus  vivant dans un certain temps et lieu, soit spécifiquement géographique, et cette relation renforcer la citoyenneté.

 
Le concept moderne de la citoyenneté a évolué avec l'état moderne, qui se considère le pouvoir absolu à l'intérieur de ses frontières, et que ses ordres sont applicables sur chacun qui habite en dedans de ces frontières géographiques, mais afin d'éviter la tyrannie de l'Etat et ses pouvoirs, l'idée du citoyen, qui détient les droits irrévocables, a pu émerger, ces droits sont des droits politiques  liés à la participation dans la prise de décision politique, et des droits collectifs joints à des affaires économiques humaines, sociales et culturelles. [(3)]

b- la citoyenneté au sens social:

Certains spécialistes des sciences sociales définissent la citoyenneté comme un ensemble d'obligations mutuelles entre les personnes et l'Etat, ainsi, la personne obtient certains droits civils et politiques en raison de l'appartenance à une communauté politique particulière, et en même temps, elle conduit à des tâches [(4)].

Ce qui signifie qu'elle enferme la relation entre les individus et l'État, avec un respect des droits et des devoirs, qui inclue également les qualités du citoyen et ses responsabilités. La citoyenneté est caractérisée notamment par son appartenance et son service en général, de même la coopération en est nécessaire pour atteindre les objectifs de l'État, et comprend un haut niveau de liberté accompagné d'un grand nombre de responsabilités [(5)]

c- la citoyenneté dans l’encyclopédie politique (1990AD)

L’encyclopédie politique définit la citoyenneté en tant que: la caractéristique du  citoyen qui jouit des droits et est engagée à respecter les obligations imposées par son appartenance à la patrie [(6)]

d- la citoyenneté dans l’encyclopédie du livre national:

La citoyenneté par le livre national est définie comme: membre à part entière dans un état, ou dans certaines unités de gouvernement, et que les citoyens ont quelques droits, tels que le droit de vote, le droit à la fonction publique, ainsi que certaines fonctions telles que le paiement des taxes, et la défense du pays [(7)]

e- la citoyenneté du point de vue de quelques penseurs islamiques à l’égard du citoyen et de la citoyenneté :

Cheikh Mohammed Abdo était en accord avec la révolution d’Orabi égyptienne menée contre le Khédive, et plus tard son soin envers la société égyptienne plus que d’autres, à travers la réforme de l'éducation publique, en particulier la réparation Al-Azhar, il a bien dit sa parole célèbre: «impossible que l’Azhar reste le même, ou bien que ça soit à populariser, ou bien sa perte », ce que M. Abbas El Akkad l’appelé dans son livre« le pionnier de la pensée égyptienne moderne».

Mais tous croient en leur patrie la plus grande: Dar al-Islam, c’est pour cela qu’ils ont bien travaillé à sa libération de tout Sultan étranger, et de son union, et ont cherché en retour son évolution, sa solidarité et son leadership à nouveau. Ainsi nous avons vu Abdul Rahman Al Qawakby dans son livre «Umm Al Qura» qui a conçu une conférence islamique internationale en « Mecque Umm Al Qura» qui recherche dans les problèmes de la nation islamique, et de proposer des solutions appropriées.

Comme a apparu d’autres penseurs dans divers diamètres, avec des intentions convenues et de différents chemins. Parmi eux : A- Hassan Al Banna et voilà son attitude de la nationalisaté et la citoyenneté :

Il a parlé du concept national dans une lettre  «notre appel» parmi ces fameuses lettres, entre les sens et les significations qui peuvent être compris à partir de ce mot, dont certains sont acceptables dans la logique de l'islam et la charia, et d’autres sont inacceptables et même refusés, en raison de l'émergence et la propagation de nouveaux termes dans les communautés islamiques, dont plusieurs en sont fans et la compréhension de chaque équipe, selon son caprice, ou la passion du celui qui marche derrière leur philosophie.

- la nationalité acceptable et la nationalité refusée chez Al Banna :

Dans sa lettre «notre appel» il prend en détail l’idée de la nationalité, il était un homme désireux d'identifier les concepts mystérieux, ou la possibilité d'interprétations différentes, avec  une précision des significations et des conditions décrites, et d'ajuster les mots interprétés par chaque équipe, y compris les exigences de ses désirs, ou la soumission à une certaine idée.

Il a dit : les gens ont été fascinée par la nationalité d’une part et par le nationalisme d'autre part, en particulier dans l'est, où les peuples orientaux sentent le mauvais traitement du peuple de l’ouest portant leur fierté, leur dignité et leur indépendance, dont cette population a pris de son argent, de son sang, ainsi ils sentent la douleur de ce joug occidentale imposée.  Les gens tentent de l’éliminer de tout leur pouvoir, force, invincibilité, et djihad. Par ici, a commencé le discours des dirigeants, la rivière de journaux, les écritures des écrivains et les sermons des prédicateurs, et a crié les manifestants au nom de la nationalité et du nationalisme.  Tout cela est beau, mais ce n'est pas beau : que lorsque vous essayez de faire comprendre à la population de l’ouest- qui en est aussi musulmane-  qu’il y en a ce qui plus complet, plus pur, plus élevé et plus noble que ce qui se trouve dans la bouche des Occidentaux, et les écritures des Européens, elle refuse ceci, en affirmant que l'islam est d’une part, et cette idée en est de l’autre. Donc, certains ont cru que ceci différencie l'unité de la nation et affaiblit la Ligue de la jeunesse [(9)].

M. Al Banna en a parlé de la nationalité de la nostalgie et de la tendresse, la nationalité de la liberté, la nationalité de la société et son service, la nationalité de la gloire et de l’ouverture et il en a plébiscite par [(10)].

Puis dit, M. Banna: Je voudrais vous rappeler de la chute cette affirmation qui disait: La course sur ce principe déchire l'unité de la nation, qui se compose de différents éléments, l'islam est une religion de l'unité et de l'égalité entre tous, se collaborant sur le bien :  ﴾  Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables﴿ Sourat Al Mumtahana, Ayat 8. Alors d’où vient la difference?   [(11)]

f- L’Egypte à travers Hassan Al Banna :

Il disait : Nous en tant qu’Egyptiens dans cette espace de la terre, dont on a vécu, nourrit, et grandi, et l’Egypte est un pays croyant, qui a conçu l'islam d’une façon  généreuse, et lui a rapporté l'agression dans de plupart parties de l'histoire, et en est sincère dans sa conversion, et en a roulé les sentiments les plus compatissants, et les plus nobles émotions. L’Egypte ne se fige pas que par l’Islam et ne se guérit que par ses médicaments  et ne soigne que par son traitement. Ce qui a abouti l’émergence de cette idée musulmane, alors pourquoi ne pas l’élaborer pour le bien de l’Égypte ? Et pourquoi ne pas défendre l’Egypte avec tout ce que nous pouvons ?  Et comment peut-on dire : que la croyance en Egypte ne s’aligne pas avec ce qu’appelle une personne parlant au nom de l’islam ?

Nous en sommes fiers que nous sommes fidèles à cette patrie bien-aimée, travaillant pour lui, guerriers saints pour l'amour de la plus belle, et le restera aussi longtemps que nous vivons, croyant que cette création sera une série de Renaissance désirée, et cela fait partie de la patrie Arabe totale. Quand nous travaillons pour Egypte, nous travaillons pour l’arabisme, l'Orient et l'Islam. En fait nous ne serons pas en danger si nous parlons de l’ancienne Egypte, et de ce que  le peuple Egyptiens en a parlé  de la connaissance et de la science, nous en sommes les bienvenus de l’Egypte ancienne, en tant qu’une histoire pleine de gloire, et de la science et de la connaissance, et nous luttons contre cette vision de tous nos forces en tant qu’un programme pratique comme une plate-forme destinée à teindre l'Egypte lui, et lui en appeler, après que Dieu l’a guidé aux enseignements de l'Islam, et lui a éclairé par la prévoyance, et en lui ajoutant par l'honneur et la gloire par-dessus tout, et lui a sauvé de ce que cette histoire du polythéisme et du souillures, ainsi que les habitudes de l'ignorance lui ont suivi. [(12)]

 

g- AbdelHamid Ben Badis « L’ Algérie » :

Cheikh Abdelhamid Ben Badis fondateur de Scholars Association en Algérie: c’est à partir de ces deux phrases, depuis dix ans et plus, nous en avons matérialisé le journal célèbre «Critique», et en a fait un slogan qui apparaitra la tête de chaque édition. Ces jours-là, le mot patrie était un crime du fait de le prononcer, et peu en sentent même son sens, bien que le sens soit enfoui dans tout instinct, en particulier envers une nation attribuée à l'arabisme, et condamné par l'Islam, comme la nation algérienne avec une histoire glorieuse. Mais aujourd'hui que le mot patrie est devenu facile sur toutes les lèvres, et dont certaines populations le prononcent sans comprendre son sens, et d'autres pourraient le dire mais ne peuvent pas y appartenir par ce qui est écrit dans leur livre, et en ont peur ceux dont ils ne connaissent pas leur devoir, et même le déni ceux qui proclament que ce mot serait contre leur humanisme et leur généralisation.

Nous devrions vraiment aux lecteurs de «Shehab» leur dire en abréviation et leur montrer la vérité de ce mot et de ses divisions et sections et de quelle section nous en sommes de ces sections des lois de la création pour maintenir la survie, la survie de l'architecture de l'univers, tous ce que la soi en a besoin pour sa survie en est attachée, et d'en tirer la survivance d'entre eux, et la maison, ne serait qu’une petite patrie, s’il s’est expansé dans les années des opportunités en sont offert, et pourra y accueillir autant dans le circuit de sa patrie, et a bien reconnu ceux qui le soutiennent dans son passé, et son présent, et ce qui est considéré comme l'avenir, et a trouvé en eux son image , et son honneur, et sa morale, et en sentait de même vers eux de l'amour autant qu'ils ont été ressentis par les gens de sa maison dans son enfance, et parce qu'elle offre aussi l'instinct de l'amour, et ont demandé de rester et ceux-ci sont les parents de sa grande patrie et de l'amour dans la coutume générale serait : la nationalité [(13)]

_________________
1/ La Patrie et la citoyenneté, Ali Al Dosari page 16

2/ même référence

3/même référence

4/ Terminologie de sciences sociales, Mohamad Atef page 56

5/ Dictionnaire de sciences sociales, Ahmad Zaki Badr page 60

6/ La Patrie et la citoyenneté, Ali Al Dosari page 19

7/ même référence page 21

8/ La Patrie et la citoyenneté, Al Qara dawy page 51

9/de la lettre « Notre appel » page 19-20- les lettres de l’imam

10/ La Patrie et la citoyenneté, Al Qara dawy page 53

11/ La lettre « Notre appel » page 20-22 de plusieurs lettres de l’imam martyr

10/ La Patrie et la citoyenneté, Al Qara dawy page 54

11/les traces d’Ibn Badis (366/3)